Livre troisième - La lutte

  • Le combat (2)

    Aucun flamboiement électrique n’accompagna le coup. Ce fut comme un tonnerre noir. Le silence se refit. Il y eut une sorte d’intervalle comme lorsqu’on prend position. Puis, apparurent, l’un après l’autre et lentement, de grands éclairs informes. Ces éclairs étaient muets. Pas de grondement. À chaque (...)

  • Le combat (1)

    Gilliatt monta sur la grande Douvre.
    De là il voyait toute la mer.
    L’ouest était surprenant. Il en sortait une muraille.
    Une grande muraille de nuée, barrant de part en part l’étendue, montait lentement de l’horizon vers le zénith.
    Cette muraille, rectiligne, verticale, sans une crevasse dans sa (...)

  • Gilliatt a l’option

    Les mystérieuses forces avaient bien choisi le moment.
    Le hasard, s’il existe, est habile.
    Tant que la panse avait été remisée dans la crique de l’Homme, tant que la machine avait été emboîtée dans l’épave, Gilliatt était inexpugnable. La panse était en sûreté, la machine était à l’abri ; les Douvres, qui (...)

  • Turba, turma

    Pour le compas, il y a trente-deux vents, c’est à dire trente-deux directions ; mais ces directions peuvent se subdiviser indéfiniment. Le vent, classé par directions, c’est l’incalculable ; classé par espèces, c’est l’infini.
    Homère reculerait devant ce dénombrement.
    Le courant polaire heurte le (...)

  • Explication du bruit écouté par Gilliatt

    La grande venue des vents vers la terre se fait aux équinoxes. À ces époques la balance du tropique et du pôle bascule, et la colossale marée atmosphérique verse son flux sur un hémisphère et son reflux sur l’autre.
    Il y a des constellations qui signifient ces phénomènes, la Balance, le Verseau.
    C’est (...)