Livre troisième - Durande et Déruchette

  • L’insouciance fait partie de la grâce

    Une fois une parole dite, mess Lethierry s’en souvenait ; une fois une parole dite, Déruchette l’oubliait. Là était la nuance entre l’oncle et la nièce.
    Déruchette, élevée comme on l’a vu, s’était accoutumée à peu de responsabilité. Il y a, insistons-y, plus d’un péril latent dans une éducation pas assez (...)

  • Exception dans le caractère de Lethierry (2)

    Il lui arrivait, de loin en loin, d’accompagner à la paroisse anglicane Déruchette, laquelle elle-même, nous l’avons dit, n’y allait qu’aux quatre grandes fêtes de l’année.
    Somme toute, ces compromis, qui lui coûtaient, l’irritaient, et, loin de l’incliner vers les gens d’église, augmentaient son (...)

  • Exception dans le caractère de Lethierry (1)

    Mess Lethierry avait un défaut ; un gros. Il haïssait, non quelqu’un, mais quelque chose, le prêtre. Un jour, lisant, - car il lisait, - dans Voltaire, - car il lisait Voltaire, - ces mots : « Les prêtres sont des chats », il posa le livre, et on l’entendit grommeler à demi-voix : je me sens chien.
    Il (...)

  • Coup d’oeil sur les maris éventuels

    Déruchette grandissait, et ne se mariait pas.
    Mess Lethierry, en en faisant une fille aux mains blanches, l’avait rendue difficile. Ces éducations-là se retournent plus tard contre vous.
    Du reste, il était, quant à lui, plus difficile encore.
    Le mari qu’il imaginait pour Déruchette était aussi un (...)

  • Les récits de long cours (2)

    La poupée de la Durande était le lien entre le bateau et la fille. On nomme poupée dans les îles normandes la figure taillée dans la proue, statue de bois sculptée à peu près. De là, pour dire naviguer, cette locution locale, être entre poupe et poupée.
    La poupée de la Durande était particulièrement (...)