Livre quatrième - Les doubles fonds de l’obstacle

  • Il y a une oreille dans l’inconnu

    Quelques heures s’écoulèrent.
    Le soleil se leva, éblouissant.
    Son premier rayon éclaira sur le plateau de la grande Douvre une forme immobile. C’était Gilliatt.
    Il était toujours étendu sur le rocher.
    Cette nudité glacée et roidie n’avait plus un frisson.
    Les paupières closes étaient blêmes. Il eût (...)

  • De profundis ad altum (2)

    Sinon, il fallait attendre jusqu’au jour, attendre toute la nuit ! Retard funeste qui pouvait être la perdition. Gilliatt avait la fièvre de l’urgence. Si par hasard quelque fanal de navire était en vue, Gilliatt pourrait, du haut de la grande Douvre, faire des signaux. Le temps était calme, il n’y (...)

  • De profundis ad altum (1)

    Gilliatt avait à sa disposition, dans la réserve du gréement de la panse, un assez grand prélart goudronné pourvu de longues aiguillettes à ses quatre coins.
    Il prit ce prélart, en amarra deux coins par les aiguillettes aux deux anneaux des chaînes de la cheminée du côté de la voie d’eau, et jeta le (...)

  • Rien ne se cache et rien ne se perd

    Il était temps qu’il tuât la pieuvre. Il était presque étouffé ; son bras droit et son torse étaient violets ; plus de deux cents tumeurs s’y ébauchaient ; le sang jaillissait de quelques-unes çà et là. Le remède à ces lésions, c’est l’eau salée. Gilliatt s’y plongea. En même temps il se frottait avec la (...)