Livre premier - Nuit et lune

  • Encore la cloche du port (3)

    J’aime et j’attends.
    Vous êtes la forme vivante de la bénédiction.
    Monsieur, balbutia Déruchette, je ne savais pas qu’on me remarquait le dimanche et le jeudi.
    La voix continua :
    On ne peut rien contre les choses angéliques.
    Toute la loi est amour. Le mariage, c’est Chanaan.
    Vous êtes la beauté (...)

  • Encore la cloche du port (2)

    Elle était si près que c’était terrible. Gilliatt l’entendait respirer.
    Il y avait dans des profondeurs un rossignol qui chantait. Les passages du vent dans les branches mettaient en mouvement l’ineffable silence nocturne.
    Déruchette, jolie et sacrée, apparaissait dans ce crépuscule comme la (...)

  • Encore la cloche du port (1)

    Gilliatt en effet, après une traversée sans incident, mais un peu lente à cause de la pesanteur du chargement de la panse, était arrivé à Saint-Sampson à la nuit close, plus près de dix heures que de neuf.
    Gilliatt avait calculé l’heure. La demi-remontée s’était faite. Il y avait de la lune et de l’eau (...)

  • La cloche du port (6)

    Elle était là, entière, complète, intacte, carrément assise sur son plancher de fonte ; la chaudière avait toutes ses cloisons ; l’arbre des roues était dressé et amarré près de la chaudière ; la pompe de saumure était à sa place ; rien ne manquait.
    Lethierry examina la machine.
    La lanterne et la lune (...)

  • La cloche du port (5)

    Quant aux pauvres, il n’y faut plus songer ; n’est-on pas un pauvre soi-même ? Les toilettes, question poignante. Retrancher un ruban à une femme, quel supplice ! À qui vous donne la beauté, refuser la parure ! Avoir l’air d’un avare ! Elle va peut-être vous dire : - Quoi, vous avez ôté les fleurs de (...)