Livre premier - De quoi se compose une mauvaise réputation

  • La chaise Gild-Holm-’Ur

    Ce serait vainement qu’on chercherait aujourd’hui, dans l’anse du Houmet, la maison de Gilliatt, son jardin, et la crique où il abritait la panse. Le Bû de la Rue n’existe plus. La petite presqu’île qui portait cette maison est tombée sous le pic des démolisseurs de falaises et a été chargée, charretée (...)

  • À maison visionnée habitant visionnaire

    Gilliatt était l’homme du songe. De là ses audaces, de là aussi ses timidités. Il avait ses idées à lui.
    Peut-être y avait-il en Gilliatt de l’halluciné et de l’illuminé. L’hallucination hante tout aussi bien un paysan comme Martin qu’un roi comme Henri IV.
    L’Inconnu fait parfois à l’esprit de l’homme des (...)

  • La panse (2)

    On rencontre encore quelquefois en mer cet ancien gabarit de Hollande, joufflu et plat, et ayant à bâbord et à tribord deux ailes qui s’abattent, tantôt l’une, tantôt l’autre, selon le vent, et remplacent la quille. Deuxièmement, le retour de Herm ; retour qui se compliquait d’un lourd lest de pierres. (...)

  • La panse (1)

    Tel était Gilliatt.
    Les filles le trouvaient laid.
    Il n’était pas laid. Il était beau peut-être. Il avait dans le profil quelque chose d’un barbare antique. Au repos, il ressemblait à un Dace de la colonne trajane. Son oreille était petite, délicate, sans lambeau, et d’une admirable forme acoustique. (...)

  • Autres côtés louches de Gilliatt

    L’opinion n’était pas bien fixée sur le compte de Gilliatt.
    Généralement on le croyait marcou, quelques-uns allaient jusqu’à le croire cambion. Le cambion est le fils qu’une femme a du diable.
    Quand une femme a d’un homme sept enfants mâles consécutifs, le septième est marcou. Mais il ne faut pas qu’une (...)