Livre deuxième - Le labeur

  • À bon entendeur, salut

    Il lui sembla entendre, dans un lointain immense, quelque chose de faible et d’indistinct.
    Les profondeurs ont, à de certaines heures, un grondement.
    Il écouta une seconde fois. Le bruit lointain recommença. Gilliatt secoua la tête comme quelqu’un qui sait ce que c’est.
    Quelques minutes après, il (...)

  • Les avertissements de la mer

    Au milieu de la nuit, brusquement, et comme par la détente d’un ressort, il se réveilla.
    Il ouvrit les yeux.
    Les Douvres au-dessus de sa tête étaient éclairées ainsi que par la réverbération d’une grande braise blanche. Il y avait sur toute la façade noire de l’écueil comme le reflet d’un feu.
    D’où (...)

  • Le succès repris aussitôt que donné

    Tout n’était pas fini.
    Rouvrir le goulet fermé par le morceau de muraille de la Durande, et pousser tout de suite la panse hors de l’écueil, rien n’était plus clairement indiqué. En mer, toutes les minutes sont urgentes. Peu de vent, à peine une ride au large ; la soirée, très belle, promettait une (...)

  • Péripétie plutôt que dénouement

    Le moment redoutable était venu.
    Il s’agissait maintenant de mettre la machine dans la barque.
    Gilliatt fut pensif quelques instants, tenant le coude de son bras gauche dans sa main droite et son front dans sa main gauche.
    Puis il monta sur l’épave dont une partie, la machine, devait se (...)

  • Tout de suite un danger

    Il y avait peu de brise, mais ce qui soufflait, soufflait de l’ouest. C’est une mauvaise habitude que le vent a volontiers dans l’équinoxe.
    La marée montante, selon le vent qui souffle, se comporte diversement dans l’écueil des Douvres. Suivant la rafale qui le pousse, le flot entre dans ce corridor (...)